Laver des baskets en machine sans les abîmer
La machine à laver ne détruit pas les baskets. La chaleur, si.
Les colles qui tiennent la semelle à la tige ramollissent au-delà de 30 °C. C'est de là que viennent la quasi-totalité des chaussures ruinées en machine, pas du tambour ni de l'essorage.
Quelles chaussures passent en machine
Oui : toile, mesh, textile synthétique, matières mélangées. La grande majorité des baskets de sport et des sneakers du quotidien.
Non : cuir, daim, nubuck, suède. L'eau tache le cuir de façon irrégulière et le daim durcit en séchant. Ces matières se nettoient à sec, à la brosse.
À éviter aussi : les chaussures de running haut de gamme avec mousse technique. Certaines semelles intermédiaires se compriment et perdent leur amorti. Vérifiez ce qu'en dit le fabricant avant de lancer.
La préparation, cinq minutes qui changent tout
- Retirez les lacets et les semelles intérieures. Les deux se lavent séparément, à la main ou dans le même tambour mais dans un filet à part.
- Brossez la semelle extérieure à sec pour décoller la terre et les gravillons. Une brosse à dents usée fait très bien le travail sur les rainures.
- Passez un coup d'éponge humide sur les taches les plus marquées avant le cycle.
- Placez chaque chaussure dans un filet de lavage. Une taie d'oreiller fermée avec un élastique fonctionne aussi bien.
Le filet n'est pas un raffinement. Sans lui, les chaussures cognent contre le hublot pendant tout le cycle, et c'est là que les coutures lâchent.
Les réglages
30 °C, jamais plus. Programme délicat ou laine. Essorage désactivé, ou 400 tours si le programme impose un minimum.
Ajoutez deux ou trois serviettes de toilette dans le tambour. Elles amortissent les chocs et équilibrent la charge, ce qui évite que la machine se mette en sécurité pendant l'essorage.
Une machine 6 kg suffit largement pour deux paires avec les serviettes.
Le séchage, la seule vraie règle
Pas de sèche-linge. Jamais.
C'est le point où l'on perd le plus de paires. La chaleur du tambour finit le travail que le lavage avait commencé : les colles cèdent, les semelles se décollent, les renforts se déforment.
Le séchage se fait à l'air libre, à température ambiante, loin d'un radiateur et hors du soleil direct qui jaunit les semelles blanches.
Bourrez l'intérieur de papier journal ou de papier essuie-tout. Le papier absorbe l'humidité par capillarité et maintient la forme de la chaussure pendant le séchage. Changez-le au bout de deux heures, il sera trempé.
Comptez vingt-quatre heures, parfois quarante-huit pour du mesh épais. Une paire remise trop tôt garde une odeur d'humidité qui ne part plus.
Combien de fois
Trois à quatre lavages machine par an au maximum. Au-delà, la structure de la chaussure fatigue, quelle que soit la précaution prise.
Entre deux passages, un brossage à sec et un coup d'éponge sur les zones sales font l'essentiel du travail. L'odeur se traite avec du bicarbonate laissé une nuit dans la chaussure, pas avec un lavage supplémentaire.
Questions fréquentes
Non. L'eau tache le cuir de manière irrégulière et le daim durcit en séchant. Ces matières se nettoient à sec, avec une brosse adaptée et un produit spécifique.
La chaleur ramollit les colles qui tiennent la semelle à la tige. C'est la cause principale des semelles décollées. Le séchage doit se faire à l'air libre, loin d'un radiateur.
Trois à quatre fois au maximum. Au-delà, la structure de la chaussure fatigue. Entre deux lavages, un brossage à sec et du bicarbonate contre les odeurs suffisent.
Laver ses baskets à Mulhouse
King Laverie, 7 rue du Ballon à Mulhouse, à quelques minutes de Porte Jeune. Ouvert tous les jours de 6h à 21h, dimanches et jours fériés compris.
Machine 6 kg à 4,50 € pour deux paires avec les serviettes, lessive comprise. Pensez à apporter un filet de lavage.